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definition de l'alchimie

 
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aigledefeu
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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 22:02 (2012)    Sujet du message: definition de l'alchimie Répondre en citant

Selon Raven (mon grimoire)l'alchimie c'est

1) Qu'est ce que l'alchimie ?


L'Alchimie est souvent décrite sous deux formes, le plus souvent distinguées l'une de l'autre.

La première est l'Alchimie du laboratoire. On imagine un vieillard
un peu fou enfermé dans son laboratoire, ressemblant étrangement à une
crypte de sorcier. Des chauves-souris empaillées assistent aux mélanges
étranges de potions visant à obtenir une poudre de transmutation
pouvant transformer le plomb en or ou encore à obtenir un Elixir
donnant la vie physique éternelle.

La deuxième est l'Alchimie spirituelle. Ses partisans ne voient
dans les textes que des allégories cachant le véritable processus
alchimique. Le corps humain est alors le véritable athanor, lieu de
l'évolution intérieure de l'alchimiste qui se dépouille de son ego par
le Feu Secret/Amour dans son creuset qu'est le cœur spirituel.

Les partisans de l'une ou de l'autre de ces définitions dénigreront les théories de l'autre sans regret.

Mais qu'en est-il vraiment ?


Le mot Alchimie vient de « Al Kemia » qui signifie « Chimie de Dieu
» ou encore « Terre Noire Divine ». La Terre Noire, Kemia, est le nom
donné à l'Egypte, supposée être le berceau de cette Science. Il est
connu que la civilisation égyptienne était très avancée, aussi bien
techniquement que spirituellement. Facilement, on déduit que cette
Science Divine qu'est l'Alchimie dut être enseignée ésotériquement au
sein de l'Ecole des Mystères. Les Pharaons ainsi que les grands prêtres
furent donc instruits d'Alchimie. De par leur serment, il durent ne pas
dévoiler cette connaissance. Certains philosophes grecs, à l'époque
Ptolémaïque surtout, eurent la chance d'assister à des enseignements de
l'Ecole des Mystères. Sans nul doute, Platon, Aristote et Pythagore
eurent cet enseignement.

De là commença la diffusion de cette Science sacrée.

L'Egypte ayant une influence très « solaire », l'Alchimie
primordiale dut être basée sur le Soleil. Une assimilation
Dieu/dieux/Soi fut faite et la correspondance Macrocosme/Microcosme
établie. Il ressort que l'Alchimie ne peut être purement externe ou
purement interne. Elle participe forcément des deux natures. L'adage
d'Hermès Trismégiste, grand prêtre égyptien et Sage de l'Ecole des
Mystères, est on ne peut plus clair à ce propos : « Ce qui est Haut est
comme ce qui est en Bas ». Interne et externe sont intimement liés car
procèdent de la même Unité. De plus, quelle meilleure manière de
corroborer son évolution intérieure qu'en voyant la matière externe
changer lorsqu'on la travaille conjointement ?

Il est alors compréhensible que le travail au laboratoire soit indispensable.

Mais pas pour faire de l'or ou avoir la vie physique éternelle. Ce
travail permettait de valider son évolution intérieure par le biais
d'un arbitre impartial : la matière.


2) Les divers foyers de l'Alchimie


Le berceau supposé de l'Alchimie étant l'Egypte, on peut alors
suivre sa diffusion. Les Grecs se sont emparés de cette Science par le
passage de certains des philosophes au sein de l'Ecole des Mystères.
Zosime de Panapolis en est l'auteur le plus connu. Mais si l'on
approfondit la lecture des œuvres de Platon par exemple, on se rend
compte qu'il parle lui aussi de concepts alchimiques.

Les Arabes eurent des contacts commerciaux avec les Grecs. Cela
leur permit, au cours d'échanges philosophiques, de s'approprier cette
connaissance alchimique. Jabyr et Zadith sont les auteurs arabes les
plus connus.

Mais il y a un bémol au tableau : il apparaît des foyers
alchimiques au Tibet, en Inde et en Chine sans qu'il soit possible
d'établir un lien avec les alchimistes Egyptiens, Grecs ou Arabes…

De plus, leur conception de la Science est un peu différente… La naissance de ces foyers reste donc un mystère.

Les Arabes eurent ensuite des contacts commerciaux avec les
Espagnols. De là diffusa la Sainte Science à travers l'Europe, avec un
véritable engouement durant le Moyen-Age.

A l'époque de Lao Tseu, en Chine, l'Alchimie subit une révolution.
Le taoïsme décida en effet de la prime importance de l'Alchimie
intérieure (nei-tan) au détriment de l'Alchimie extérieure (wei-tan).
Le laboratoire fut alors délaissé et seuls les travaux de souffle
intérieur et de visualisations furent travaillés.

De même en Inde, l'Ayurveda, médecine millénaire, prit l'ascendant
sur l'Alchimie et se l'appropria. Seules les pratiques de spagyries
végétale et métallique (travaux sur le cinabre surtout) furent gardés.
La quête de la Pierre Philosophale fut majoritairement abandonnée.

En Europe, ce fut à la suite des travaux de Lavoisier que
l'Alchimie fut considérée comme une chimère et abandonnée au profit de
la « scientifique » chimie.

L'Alchimie connaît donc une période de veille, avec quelques
mouvements cycliques de renouveau, grâce aux œuvres de Fulcanelli par
exemple.


3) Les concepts alchimiques


Quelles sont donc les bases philosophiques de l'Alchimie ?

Les alchimistes sont d'une certaine manière panthéistes : ils
considèrent que tout est vivant et comme la Vie est le principe divin
par excellence, que tout est divin.

La matière physique est donc aussi divine que l'Esprit humain.
Cette conception est donc celle d'une Unité en même temps immanente et
transcendante.

La genèse de l'Ancien Testament en est un exemple, lorsqu'on l'étudie du point de vue alchimique.

Au commencement était Dieu : parfaite unité, omniscient, omnipotent…

Il prit conscience de lui-même et de son pouvoir créateur. Cette
prise de conscience peut être vue comme la naissance de la dualité. En
effet, pour créer, il faut que Dieu « se sépare ». D'un côté apparaît
le principe actif (la principe soufre des alchimistes), de l'autre le
principe passif (le mercure des alchimistes). Dans la genèse l'actif
prend l'apparence du souffle créateur et le principe passif celui des «
Eaux ». La séparation étant faite, les deux natures de cette dualité
étant antithétiques, il fallait un médiateur pour faciliter le «
mariage » des deux protagonistes, c'est-à-dire engager la cohésion de
l'action/réaction qu'implique la création. Ce médiateur est nommé Feu
Secret par les alchimistes. Mais il est plus connu sous le nom d'Amour.
En effet, quel est le plus grand médiateur ? Quelle est la force qui
permet le mariage ? L'Amour Universel. Universel car il doit participer
à la création de toute chose.

Nous sommes donc partis de l'Un. Puis la dualité est apparue. Et enfin la trinité est présente. La création est alors possible.

L'action de création se fait sur les Eaux. Celles-ci deviennent le
Chaos des alchimistes. Ce chaos est constitué de 4 éléments : le Feu,
l'Air, l'Eau et la Terre. De ce quartet peut être engendrée toute
chose. La multiplicité naît…


4) L'application spirituelle des principes alchimiques


L'alchimiste cherche donc à rejoindre l'Unité à travers son
travail. Il considère son âme, principe évolutif de sa personnalité
(pas seulement actuelle, mais plutôt karmique) comme le principe
soufre, acteur de sa propre évolution. Son Esprit, partie divine qu'il
a en son sein ( germe d'étincelle divine que chaque entité possède et
qui nous autorise à dire que Dieu est Tout et que Tout est Dieu) est le
principe mercure. Reste son Amour de toute chose (et donc de Dieu à
travers toute la création) qui est le feu secret et qui permet son
évolution.

Le travail de l'alchimiste consiste alors à purifier son âme afin
que son ego soit dissous et que la Divine Providence devienne la seule
véritable actrice de sa vie ainsi qu'à dégager son Esprit de sa gangue.
En effet, on ne purifie pas Dieu, on le libère du joug de l'ego qui
l'empêche de se manifester pleinement en nous. Le principe mercure
n'est donc pas à améliorer, mais à « éveiller ». Il faut prendre
conscience de sa dimension divine.

Tout cela ne peut se faire que grâce au Feu secret, l'Amour universel qui doit nous faire avancer.

On peut donc résumer le travail de l'alchimiste de cette manière :

a ) Purification de son âme par la destruction de l'ego.

b ) Eveil de sa propre Nature Divine et reconnaissance de celle-ci.

c ) Utilisation de l'Amour universel tout au long du travail alchimique.


5) Application pratique des principes alchimiques


Nous avons vu précédemment le travail spirituel à effectuer lorsque l'on est alchimiste.

Mais comment réaliser cela ?

Si on lit la plupart des textes alchimiques, la dimension spirituelle paraît absente ou très diluée.

Pourquoi ?

Personnellement, je ne vois qu'une seule raison. L'Alchimie est une
Science initiatique par essence. Ses principes ne peuvent être
dévoilés, surtout pas aux profanes.

Il fut donc nécessaire aux Adeptes (alchimistes ayant la Pierre
Philosophale et donc, par extension, ayant atteint l'Eveil) d'enseigner
l'Alchimie sous couvert de l'allégorie. Symboles et cabale solaire
furent les meilleurs vecteurs pour ne pas juste toucher le mental comme
l'auraient fait de simples recettes, mais plutôt pour atteindre le cœur
(solaire) du lecteur. Cela palliait alors à une véritable initiation
qui nécessite la présence d'un Maître auprès du disciple, permettant un
échange d'âme à âme. Cette doctrine du symbole fut aussi utilisée par
le biais de l'architecture sacrée. Les ouvrages de Fulcanelli
entrouvrent cet aspect. Ils mettent en exergue le langage caché des
symboles visibles sur les façades des cathédrales. Maurice Guinguand va
encore plus loin en développant la symbolique alchimique de
l'architecture même des édifices où les symboles ne sont pas
qu'externes, mais sont signifiés par l'édifice lui-même. Ces édifices
religieux sont donc comme des Pierres Philosophales actives sur les
croyants entrant et priant en leur sein.

La partie interne de l'Alchimie est, de plus, comme son nom
l'indique, interne à chaque labourant. Il est alors futile (et même
inutile à mon sens) d'essayer de synthétiser un schéma d'évolution
générique de l'alchimiste. Chaque personne suit sa propre évolution
PERSONNELLE et donc différente de celle d'autrui.

Comment serait-il possible d'écrire un traité que l'alchimiste suivrait à la lettre pour évoluer ?

Ce serait utopique…

Reste une valeur sûre, une seule base qui permet à l'alchimiste
d'apprécier de manière concrète son évolution intérieure : le miroir
qui lui renvoie son image, c'est-à-dire la Nature. Comment se servir de
la Nature comme miroir ? En prenant une matière composant celle-ci
(comme Un est dans Tout et Tout est dans Un, une partie comprend
l'ensemble et le reflète fidèlement) et en lui faisant subir ce que
nous subissons nous-même lors du processus alchimique.

C'est sur ce « Miroir de l'Art » que sont basés tous les traités d'Alchimie.

Car la matière, elle, suit les Lois Divines de manière « constante
». Elle n'a pas de libre arbitre comme l'être humain et son évolution
ressemble plus à une destinée toute tracée. L'homme, en redevenant
humble, en redevenant un enfant éveillé et émerveillé, peut alors se
contempler (c'est-à-dire contempler son essence Divine, son Esprit) au
travers de la matière.


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MessagePosté le: Jeu 28 Juin - 22:02 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 7 Mai - 11:22 (2016)    Sujet du message: definition de l'alchimie Répondre en citant

Une partie de ta description est fausse car l alchimie se rapporte aux démons. L ouroboros est le démon de l infini et est le symbole de l alchimie. La pierre philosophale ou pierre de l évolution qui dans la légende transmute le plomb en or signifie la demonite ou pierre du démon qui transforme l humain en démon car la transmutation du plomb en or est une métaphore. Philo = la science de l esprit. De plus toutes les légendes sont cryptés c'est pour cela qu elle a jamais été découverte. L or = le métal le plus précieux = le savoir infini, la perfection, l immortalité. Le plomb = métal le moins précieux et imparfait = l humain. L échange équivalent est le pacte démoniaque avec un démon pour l évolution de tout l être 

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